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Simplifier les procédures de restitution des reliques culturelles obtenues illégalement, la législation française va plus loin
L'Assemblée nationale française a voté 141 voix pour et 0 contre le 6 pour délibérer et adopter un projet de loi visant à simplifier les procédures de restitution des reliques culturelles acquises illégalement dans d'autres pays. Le projet de texte a déjà été convenu par le comité mixte des deux chambres du parlement et devrait être examiné et approuvé par le Sénat le 7.
Cependant, le Premier ministre français Le Corny a clairement souligné que seules les reliques culturelles qui ont été identifiées comme obtenues illégalement par des moyens scientifiques et conformément à des normes juridiques strictes seront restituées.
Le membre Alexander Poltier, qui a été vice-président de la commission mixte des deux chambres du parlement, a pris la parole à l'Assemblée nationale ce jour-là, soulignant également la «rigueur» et la «non-autonomie» du retour des reliques culturelles. Il a déclaré que le projet de texte fixe des normes claires sur la source, les conditions d'acquisition et le moment des reliques culturelles qui peuvent être restituées, et "rejette toute logique générale, toute autonomie et toute ambiguïté".
Selon la loi française actuelle, les reliques culturelles dites «incluses dans le domaine public» sont «en principe non transférables» et leur restitution doit être traitée au cas par cas par législation, et la procédure est plus compliquée. Le dernier projet prévoit de créer un ensemble de mécanismes institutionnels: permettre de «retirer» les reliques culturelles étrangères obtenues par le vol et le pillage en France de 1815 à 1972 du «domaine public» et de simplifier les procédures de retour, les questions de retour pertinentes peuvent être approuvées par des procédures administratives, il n'est pas nécessaire de promulguer des lois spéciales une par une.
La ministre française de la Culture, Katrin Pegal, a déclaré dans un discours à l'Assemblée nationale que face aux demandes de recours aux reliques culturelles de nombreux pays, la France n'avait pas de cadre de réponse à long terme. Elle a réitéré que cette législation vise à donner au gouvernement le pouvoir de restituer des reliques culturelles qui sont "strictement restreintes et assorties de multiples garanties". D'une part, le projet de loi stipule clairement le champ d'application des reliques culturelles restituables; d'autre part, il réglemente strictement le processus de restitution, c'est-à-dire que toutes les demandes de restitution doivent être examinées par un comité scientifique bilatéral établi par la France et le pays de recours, et solliciter l'avis du Comité national de restitution des biens culturels, etc.
Après la publication des résultats du vote de l'Assemblée nationale, Lekoni a publié un article sur les médias sociaux selon lequel la restitution des biens culturels volés ou obtenus illégalement est "une exigence morale". Il a souligné que le but de cette législation "n'est pas de réécrire l'histoire, mais de nous permettre d'assumer la responsabilité et de restituer les biens culturels indûment acquis".
En 2017, lors de sa visite au Burkina Faso, le président français Macron a promis de faire avancer le processus de restitution des biens culturels aux pays africains. En juillet 2025, le gouvernement français a lancé un processus législatif rapide sur les projets de loi pertinents. Le Sénat français et l'Assemblée nationale ont examiné et approuvé les projets correspondants pour la première fois en janvier et avril de cette année, et ont proposé des amendements au texte.
Le 30 avril, une commission mixte composée de sept membres de l'Assemblée nationale et de sept sénateurs est parvenue à un projet de texte consensuel. Selon la procédure, les deux chambres du parlement ne peuvent être soumises à la promulgation qu'après avoir examiné et adopté un texte totalement unanime.
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